Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres

Certaines oeuvres cinématographiques inspirées d'oeuvres littéraires et voulant respecter stricto sensu l'ambiance et l'univers de ces dernières, ont la fâcheuse tendance à être agaçants. Le scénario est déjà prédécoupé et le réalisateur s'enferme dans le cocon qu'a tissé l'auteur. Or, si il y a bien un film qui a su récemment s'émanciper de son roman d'origine, c'est bien Sherlock Holmes ! L'analyse fine, fascinante et déconcertante du héros, alliée à un cocktail d'action-explosion le tout agrémenté d'une trame scénaristique à suspense dans un Londre du XIXe siècle a su faire parler de lui.
C'est donc tout naturellement que nous attendions la suite des aventures du célèbre détective et de son acolyte, le Dr. Watson. Cette suite nommée Sherlock Holmes : Jeu D'ombres !

 

Le problème du film : le scénario ...

 

Nous voici donc embarqués dans le 2ème volet et autant le dire tout de suite, l'intrigue est difficile à résumer : le professeur Moriarty, éminent mathématicien, profite d'un climat de tension entre la France et l'Allemagne pour assouvir sa cupidité. C'est un résumé un peu vague mais c'est ce qui ressort de ce film où l'intrigue principale a du mal à démarrer. En effet, les premières minutes passent toutes seules car nous retrouvons les 2 compères avec joie mais même un jeu d'acteurs, plutôt efficace, ne peut remplacer un scénario. La première demi-heure n'est qu'un mélange abusif et sans intérêt d'explosions  et de combats : 2 choses qui ont un sens lorsqu'il y a une histoire ! 

 

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Puis ça démarre ! On va à Paris, en Allemagne, dans des camps de gitans, dans des conférences de la paix à Genève, on traverse les montagnes à dos de poney, et on balance les femmes par-dessus les trains. Tout ça pour quoi ? Pour apprendre que le professeur Moriarty, après maints attentats, a récupéré les principales usines d'armement et que son objectif est de déclencher une guerre mondiale afin de rentabiliser son industrie. Au moins dans le 1er du nom, il y avait un suspense au niveau de l'enquête : un homme "mort" réussissait à sortir de son cercueil, des députés mouraient en prenant leur bain, il y avait une la fin du monde annoncée, des rituels frôlant le satanisme... Bref, du mystère !

 

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On croirait que Guy Ritchie, le réalisateur, a mis en exergue les ingrédients qui ont fait de la franchise un succès, au détriment de l'histoire. Et quand la forme est privilégiée au fond, ça sonne un peu creux. Alors oui, il y a des bagarres à la sauce "Ritchie" où le ralenti saupoudré des commentaires de Holmes font toujours mouche (voire LA scène ci dessous). Alors oui, on retrouve la musique celtique vivifiante et entraînante sur fond de décors londoniens de l'époque victorienne et enfin, OUI nous retrouvons les expériences loufoques de Holmes où le principal cobaye est son bouledogue anglais : mais voyons, cela n'a pas grand intérêt si ces éléments sont les seuls buts de regarder ce film. Cependant, la présence de Noomi Rapace (les Millenium version suédoise, Prometheus...) et du frère de Sherlock Holmes redonne un brin d'inventivité au film même si cela ne peut pas tout faire.




La Scène du Film ( à défaut qu'elle soit culte ...) :


Ah, un scène divertissante avec de la poésie, de l'élégance et une danse cosaque sur fond de recette culinaire :

 

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