Critique d'Usual Suspects

3542-3542-usual-suspect-usual-suspect-3542-usual-suspect-usual-suspect-usual-suspects-1-2.jpg"Le coup le plus rusé que le diable ait réussi, c’est de convaincre tout le monde qu’il n’existe pas."

 

Deuxième film de Bryan Singer, Usual Suspects reste le plus abouti. Avec seulement 4 millions de dollars de budget et tourné en 35 jours, ce thriller psychologique rencontre un franc succès, qu'il soit critique ou populaire. 

 

Le film part donc sur un interrogatoire de cinq malfrats, soupçonnés d'avoir cambriolé un camion rempli d'armes. Très rapidement, ils se rendent compte qu'ils n'ont pas été réunis au hasard et que le "Diable", Keyser Söze , un mystérieux malfaiteur, va leur proposer un coup où, s'ils réussissent, ils pourront partager un butin de 91 millions de dollars.

 

Ainsi l'intrigue lancée, on part sur un scénario dont la narration est non-linéaire : des flashbacks et des flashforwards se croisent et se décroisent, basés sur les témoignages de Verbal Kint (Kevin Spacey). Le tout est magnifiquement ficelé, intelligement mis en place et tout se délie au fur et à mesure. Ce système de narration est, notons-le, assez déroutante au départ mais on s'y habitue facilement. L'Oscar du meilleur scénario est tout à fait mérité. La véritable intrigue est de savoir qui est ce fameux Keyser Söze et très vite, l'étau se reserre jusqu'à arriver à une conclusion étonnante même si, en creusant un peu, on peut deviner avant le dénouement quelle est la véritable idendité du personnage.

 

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  Niveau casting, c'est excellent. Un Gabriel Byrne élégant et juste, un Benicio Del Toro en malfrat impertinent assez drôle et surtout, mais vraiment, un Kevin Spacey juste incroyable. Il campe ici un rôle d'un escroc estropié et d'apparence assez limité intellectuellement et qui finalement, cache bien son jeu et se révèle être LE Keyser Söze. Ses expressions du visage sont impressionantes et sont non sans rappeler un certain rôle dans le film Seven... Le seul bémol, peut-être Stephen Baldwin avec sa voix monocorde qui lui donne un air d'abruti, mais c'est peut-être dû au doublage.

 

La réalisation est correcte mais quelques scènes se démarquent, notamment celle où l'on voit le reflet de Dean Keaton (Gabriel Byrne) grâce au reflet d'un garde du corps  : un plan original, esthétiquement singulier et réussi.

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La musique est bien adaptée à l'ambiance générale du film, et pourrait s'adapter à tous polars. Toutefois, elle se démarque de temps à autre par sa vivacité et son agressivité donnant un apect plus inquiétant à l'oeuvre.

 

Enfin, son "mindfuck" ou son "twist final", appelez-le comme vous le voulez, est remarquablement bien mis en forme que ce soit dans sa réalisation ou son esthétique sonore ayant pour fond toutes les réflexions de l'inspecteur de police. Enfin, le fait que le film finisse sur la réplique de Kevin Spacey, faisant disparaître le Diable en soufflant dans sa main donne une impression d'aboutissement tout à fait concret tout en ajoutant une ironie à la réflexion du spectateur.

  

La scène culte :

 

La scène de l'interrogatoire où chaque suspect doit prononcer la phrase "Donne-moi les clés, espèce d'enculé !" reste la plus drôle du film. Le fou rire, provoqué par l'accent de Benicio Del Toro n'était pas volontaire. Bryan Singer a décidé de la garder et heureusement.

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